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Perspectives de carrières en droit

Le baccalauréat en droit permet de pratiquer à titre d’avocat.e. ou de notaire. Toutefois, des deux professions, la profession de notaire est non seulement moins connue, mais est souvent même mystifiée. Les principales différences et similitudes de ces deux professions sont les suivantes :

  • La formation :

Pour devenir avocat.e, le ou la diplômé.e en droit doit compléter la formation professionnelle de l’École du Barreau (quatre mois qui seront, au choix de l’étudiant.e, précédés ou non de quatre mois de cours préparatoires) et réussir les évaluations avant d’effectuer un stage de six mois.

Pour devenir notaire, le ou la diplômé.e en droit doit compléter des études universitaires de deuxième cycle en droit notarial comprenant des cours, des activités pédagogiques et un stage de seize semaines.

  • Les actes exclusifs :

L’avocat.e peut ainsi agir en matière contentieuse.Le fait de plaider ou agir devant un tribunal est un acte exclusif de l’avocat.e (avec quelques exceptions prévues à l’art 128 de la Loi). De plus, « préparer et rédiger un avis, une requête, une procédure et tout autre document de même nature destiné à servir dans une affaire devant les tribunaux » est aussi un acte exclusif aux avocat.e.s.

Le notaire, à titre de représentant de l’État à le devoir d’agir en toute impartialité, ce qui l’empêche de défendre une seule partie. Le notaire est un officier public qui en cette qualité « a pour mission de recevoir les actes auxquels les parties doivent ou veulent faire faire donner le caractère d’authenticité qui s’attache aux actes de l’autorité publique, et d’en assurer la date, et s’il s’agit d’actes reçus en minute, d’en conserver le dépôt dans un greffe et d’en donner communication en délivrant des copies ou extraits de ces actes ».

  • Le travail au quotidien :

Sur cet aspect, les professions d’avocat.e et de notaire présentent des similitudes. En effet, rencontrer des clients, rechercher, rédiger et donner des conseils juridiques sont des tâches qui appartiennent aux deux carrières.

Avocat.e.s

Faits saillants:

  • Selon le portail Emploi-Avenir Québec de Service Canada, les perspectives d’emploi pour les avocat.e.s québécois pour la période 2016 à 2018 seront bonnes.
  • Selon les données du Barreau du Québec et de la Chambre des notaires, les avocat.e.s formaient en mars 2014 environ 87 % des membres de ce groupe professionnel.
  • Le taux d’employabilité chez les avocat.e.s est élevé puisqu’en date du 31 mars 2014 seulement 1,8 % des membres du Barreau du Québec déclaraient être en recherche d’emploi selon le Barreau du Québec.
  • En 2015, 57 % des titulaires d’un diplôme en droit obtenu en 2013 se trouvaient sur le marché du travail selon l’enquête « la relance à l’université ».   
  • Selon le rapport de l’AJBM : Situation de l’emploi chez les jeunes avocats du Québec, publié en 2016, la proportion d’avocats qui se retrouve sans emploi après leur stage a augmenté de 54 %. Il y a dix ans, les avocat.e.s étaient 11,8 % à se retrouver sans emploi au moment de leur inscription au Tableau de l’Ordre alors que cette proportion est passée aujourd’hui à 18,2 %.
  • Selon le rapport de l’AJBM : Situation de l’emploi chez les jeunes avocats du Québec, publié en 2016, l’avocate gagne toujours moins que l’avocat et la situation des avocats issus de communautés ethnoculturelles doit impérativement être améliorée.
  • 74 % des membres du Barreau utilisent le français dans le cadre de leur travail et 9 % des membres, l’anglais.
  • Selon le portail Emploi-Avenir Québec de Service Canada, le droit de l'environnement, les faillites et l'insolvabilité, le droit de l'informatique, le droit commercial, le droit administratif et la propriété intellectuelle devraient être les domaines qui connaîtront la croissance la plus forte au cours des prochaines années pour les avocats québécois. Les domaines du droit des affaires, des droits d'auteur sur Internet et de la sécurité juridique du commerce électronique représentent aussi des créneaux prometteurs pour les notaires.

Répartition par domaine de pratique:

Pour la période 2013-2014, les avocats pratiquaient principalement:

Domaine pratique.png

Tableau tiré du rapport Barreau - Mètre 2015 | La profession en chiffres.

Répartition par domaine de pratique en 2017 pour les avocat.e.s membres de la diversité:

Domaine diversité

Tableau tiré du rapport Barreau - Mètre 2017 | La profession en chiffres : sous la loupe de la diversité

 

Répartition par type de pratique:

En 2013-2014, les avocats pratiquaient principalement:

Type de pratique.png

Données tirées du rapport Barreau - Mètre 2015 | La profession en chiffres.

La rémunération:

 Le salaire hebdomadaire moyen pendant le stage du barreau selon les cohortes:

Rémunération stage droitpng

Données tirées du rapport Situation de l’emploi chez les jeunes avocats du Québec.

Le salaire hebdomadaire brut pendant le stage du barreau:

Rémunération2

 Données tirées du rapport Situation de l’emploi chez les jeunes avocats du Québec.

Échelle de salaire médiane en fonction du sexe pour les avocats:

Rémunération3

Données tirées du rapport Barreau - Mètre 2015 | La profession en chiffres.

Les femmes dans la profession:

En date du 31 mars 2014, les avocates représentaient 50,4 % des membres du Barreau du Québec soit une légère majorité.

Pour cette même période, les femmes entre 20 et 44 ans représentaient 62 % des membres du Barreau contre 38 % pour les hommes. Par contre, à partir de 45 ans, ce sont les hommes qui figurent en plus grand nombre dans les mêmes proportions soit 62% hommes pour 38% femmes.

Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à travailler en entreprise ou dans le domaine public ou parapublic. Elles sont 32 % à travailler en pratique privée.

Parmi les avocat.e.s ayant sélectionné le statut «Associé.e » uniquement 28% sont des femmes par rapport à 72% pour les hommes.

Même si les femmes sont plus nombreuses aujourd’hui, les défis ne manquent pas pour les jeunes avocates qui souhaitent faire leur place dans la profession:

Pour en connaître davantage sur les femmes dans la profession, voici quelques liens utiles:

La diversité ethnoculturelle dans la profession:

En août 2014, seuls 6,6 % des membres du Barreau se déclaraient comme Autochtone ou membre d’un groupe ethnoculturel recensé. Du côté des étudiants de l’École du Barreau près de 20 % se faisaient la même déclaration.

Le rapport La diversité ethnoculturelle dans la profession juridique met exergue plusieurs enjeux et obstacles auxquels font face les avocat.e.s issu.e.s de la diversité ethnoculturelle dans leur pleine intégration dans la profession. Pour n’en citer quelques-uns, la faible présence de personnes racialisées dans les réseaux de recrutement, le manque de réseaux, de modèles et de mentors, la langue, l’accent, le nom de famille, l’apparence et les codes culturels sont un ensemble de facteurs qui contribuent à l’exclusion des avocat.e.s provenant de la diversité ethnoculturelle.

Plusieurs initiatives sont mises en place pour favoriser l’intégration des avocat.e.s provenant de la diversité ethnoculturelle au sein de la profession:

  • Le projet Panorama qui a été mis sur pied dans le but de favoriser le recrutement, la rétention et l’avancement des avocat.e.s issu.e.s de groupes ethnoculturels au sein des cabinets et des contentieux au Québec.
  • Le Comité Diversité ethnoculturelle du Barreau de Montréal qui a pour mandat d’appuyer le Barreau de Montréal et l’Association du Jeune Barreau de Montréal (AJBM) dans la réalisation de leur vision d’ouverture ethnoculturelle, notamment : en développant la connaissance des membres du Barreau de Montréal et de l’AJBM sur les réalités des communautés culturelles; en organisant des activités de formation; en aidant à l’intégration sur le marché du travail des avocats et stagiaires en droit qui sont des ressortissants étrangers ou des personnes issues des communautés culturelles (en général visibles); en sensibilisant les employeurs à leurs réalités.

Défis et opportunités:

Selon une étude du Barreau du Québec, « une proportion de 40 % des ménages de la classe moyenne affirme avoir vécu une expérience devant un tribunal », qu’il s’agisse d’une cour de justice ou d’un tribunal administratif. Des données du Barreau du Québec indiquent que « les ménages de la classe moyenne sont soit très intéressés (31%) ou assez intéressés (53 %) par les solutions de rechange aux processus judiciaires » tels que le conseil, la négociation, la conciliation, la médiation ou l’arbitrage. 

En outre des modes de règlement non judiciaires des différends et, plus généralement, des procédés de justice participative, les nouvelles technologies de l’information transforment aussi le marché des services juridiques. Selon une étude du Barreau du Québec, 96 % des avocates et des avocats considèrent que les technologies de l’information améliorent leur offre juridique et leur pratique. Autre tendance non négligeable, pas moins de 28,7 % des avocates et des avocats, selon le Barreau du Québec, ont eu à pratiquer un droit étranger à celui applicable au Québec en 2013-2014.Pour en savoir davantage, consultez le rapport, « Les avocats de la pratique privée en 2021: Rapport du Comité sur les problématiques actuelles reliées à la pratique privée et l’avenir de la profession ».

Nos informations ont été principalement tirées des rapports Barreau - Mètre 2015 | La profession en chiffres et Situation de l’emploi chez les jeunes avocats du Québec

Pour en connaître davantage sur les perspectives d’emploi en droit et connaître les ressources pour les avocat.e.s  voici quelques publications pertinentes:

Notaires

Faits saillants:

  • Selon le portail Emploi-Avenir Québec de Service Canada, les perspectives d’emploi pour les notaires québécois pour la période 2016 à 2018 seront bonnes.
  • Selon les données du Barreau et de la Chambre des notaires du Québec, les notaires formaient en mars 2014 environ 13 % des membres de ce groupe professionnel. Cela représente 3750 membres de la Chambre des notaires du Québec en exercice en 2013.
  • En 2012, les femmes représentaient 65,3 % des notaires selon l’enquête de la Chambre des notaires (1054 répondants sur 3750 membres). Toutefois, les femmes notaires gagnent toujours moins que les hommes notaires.
  • Les champs de pratique les plus courants pour les notaires sont, par ordre d'importance, le droit immobilier, le droit successoral, le droit familial et le droit commercial.

Répartition par type de pratique:

Données tirées de l’enquête sur le profession 2013| Chambre des notaires du Québec (1054 répondants sur 3750 membres).

Répartition par domaine de pratique:

Domaines de pratique

 Données tirées de l’enquête sur le profession 2013| Chambre des notaires du Québec

Rémunération:

Rémunérationnotaire

Données tirées de l’enquête sur le profession 2013| Chambre des notaires du Québec (1054 répondants sur 3750 membres)

Défis et opportunités:

En 2012, près de 50 % des revenus des notaires provenaient du droit immobilier. Selon le portail Emploi-Avenir Québec de Service Canada, étant donné que le niveau de transactions immobilières a atteint en 2010 un sommet historique et qu'on prévoit une certaine hausse des taux d'intérêts, il serait étonnant que le droit immobilier contribue à la croissance de la demande en notariat au cours des prochaines années.

Le droit successoral générait environ 14 % du chiffre d'affaires des notaires en 2012. Selon le portail Emploi-Avenir Québec de Service Canada, ce secteur devrait connaître une croissance dans les prochaines années en raison du vieillissement de la population et de la sensibilisation croissante des particuliers à mieux protéger leurs avoirs.

Le droit familial a gagné en importance au cours des dernières années. En 2010, il était à l'origine d'environ 18 % du chiffre d'affaires des notaires et a augmenté à 20,5 % en 2012 . En 2012, les notaires ont obtenu le pouvoir de célébrer les unions et mariages civils. De plus, mentionnons que la médiation familiale est de plus en plus utilisée par les couples qui veulent ou doivent se séparer. Enfin, plus récemment, en 2017, les notaires ont obtenu le pouvoir de prendre en charge la procédure non contentieuse concernant la demande conjointe sur projet d’accord qui règle les conséquences de la séparation de corps, du divorce ou de la dissolution de l’union civile des conjoints.

Enfin, le droit des affaires est le champ de pratique le plus stable. Il a fourni entre 12 et 14 % du chiffre d’affaires des notaires.

Nos informations ont été principalement tirées de l'enquête sur le profession 2013| Chambre des notaires du Québec et du Portail Emploi-Avenir Québec de Service Canada.

Pour en connaître davantage sur les perspectives d’emploi en droit et connaître les ressources pour les notaires voici quelques liens pertinents:

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